| L'accueil par la critique française de Munich est notamment lisible dans la place que lui réserve la presse quotidienne. "France Soir" lui dédit sa "une", et reconnaît plus d'une qualité au film - tout comme son éditorial - pour sa tempérance affichée. Par contre que dire de "Libération" et "Le Monde", si sensibles au sujet traité et qui le relègue au troisième plan, comme s'ils ne savaient par quel bout le prendre, sans parler de leurs critiques respectives, alambiquée, comme souvent, dont on ne sait tirer aucune conclusion, sinon, un ton ironique ou cynique, sans sens aucun. "Le Parisien" prend, lui, ouvertement parti contre le film, pointant du doigt le réalisateur pour avoir raté "un bon film d'espionnage (...) en se mêlant de politique (...) par manque de finesse". Si la critique reproche à Spielberg son "simplisme", on lui rétorquera que compte tenu du fait que la signataire du papier identifie Steven Spielberg au réalisateur de La guerre des étoiles (qui est George Lucas rappelons-le), on peut se poser des questions sur sa crédibilité... « France Inter », par la voix d'Eva Bétan, a donné un avis plutôt défavorable au film de Spielberg sur un ton politiquement correct comme d'hab'), mais laissant sur notre faim, préférèrent, c'est facile, donner la parole au producteur de Un Jour de septembre, le documentaire sur la prise d'otages de Munich sorti le même jour, par ailleurs passionnant, et complémentaire au film de Spielberg. Pour notre part, nous vous renvoyons à nos pages cinéma, où Munich et Un jour de septembre tiennent la "une". |