Viacom mise sur DreamWorks pour redynamiser Paramount
LE MONDE | 12.12.05 | 13h44 • Mis à jour le 12.12.05 | 13h44
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"Cette acquisition marque un énorme pas en avant dans notre effort de tirer un potentiel maximal de nos marques", a déclaré Sumner Redstone, le PDG de Viacom, qui cherchait comment redynamiser le vieux studio Paramount. Celui-ci acquiert un catalogue prestigieux de 59 films, dont Gladiator et American Beauty, ainsi que nombre de succès réalisés par Steven Spielberg, comme La Guerre des mondes ou Il faut sauver le soldat Ryan. Surtout, est noué un partenariat de production avec MM. Spielberg et Geffen. L'accord a été enlevé par Brad Grey, le nouveau PDG de Paramount, au nez et à la barbe de NBC-Universal. "A cause de ma longue relation et de ma loyauté envers Universal, je suis attristé qu'après de longues négociations et de nombreux compromis nous ne soyons pas parvenus à nous entendre avec la maison mère, General Electric", a déclaré Steven Spielberg, qui avait débuté sa carrière chez Universal. "Nous n'avons jamais été capables de faire assez de films pour faire (de Dreamworks) une entreprise économique saine", a reconnu pour sa part M. Geffen, qui estime que cet achat par Paramount va permettre de "faire des films à des coûts bien moindres". Le légendaire studio à la montagne étoilée récupère, dans l'escarcelle de Dreamworks, le dernier film attendu de Spielberg, Munich, sur la prise d'otages des Jeux olympiques en 1972 — réalisé en coproduction avec... Universal — ainsi que des projets en développement, comme le prochain long-métrage de Clint Eastwood, Flags of Our Fathers. Viacom, qui possède les chaînes de télévision MTV et Nickelodeon, acquiert aussi le département télévisé de DreamWorks (et les droits exclusifs sur les personnages de dessins animés télévisés), et signe un accord de distribution exclusif des films de DreamWorks Animation, une unité qui a été mise en Bourse en 2004, et dont Jeffrey Katzenberg reste le directeur général. Claudine Mulard | ||
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