«Brokeback Mountain» part favori pour les Oscars dimanche soir

Publié le par David CASTEL


Presse Canadienne
Le 2 mars 2006 - 14:39

Déjà sacré aux Golden Globes, "Brokeback Mountain" part favori des 78es Oscars, avec huit citations, notamment dans les catégories du meilleur film, du meilleur acteur et du meilleur réalisateur. La cérémonie dimanche soir à Los Angeles pourrait aussi sourire à "Capote", "Crash", "Good Night, and Good Luck" et "Geisha".

L'histoire d'amour entre deux cow-boys dans le Wyoming des années 1960 avait été le grand gagnant de la 63e cérémonie des Golden Globes le 16 janvier. En cas de victoire aux Oscars, il s'agirait de la première consécration pour un film dont l'homosexualité est ouvertement le thème.

Sur les huit nominations, figurent celles de l'acteur Heath Ledger et du réalisateur Ang Lee, ainsi que Michelle Williams et Jake Gyllenhaal pour les seconds rôles, et les scénaristes Larry McMurtry et Diana Ossana pour leur adaptation de la nouvelle d'Annie Proulx.

Les autres films finalistes sont "Capote", biographie de l'écrivain Truman Capote, "Collision", histoire de destins croisés à Los Angeles, "Good Night, and Good Luck", combat du journaliste Edward Murrow contre le sénateur McCarthy, et "Munich", thriller politico-éthique de Steven Spielberg sur la traque par le Mossad des auteurs de la prise d'otages des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich.

Soit une sélection de films semi-indépendants à moyen budget, qui ont, si l'on exclut "Munich", ravi la vedette aux habituelles grosses machines des studios.

Derrière "Brokeback", trois films se détachent du lot avec six nominations chacun: "Crash", "Good Night, and Good Luck" et "Memoirs of a Geisha". Mais ce dernier est absent des principales catégories de la compétition.

Le grand frustré est "King Kong", du Néo-zélandais Peter Jackson, cantonné aux nominations techniques. Autre déception, pour le gros succès de l'année au box-office et son patron George Lucas: "Star Wars: Episode III - la Revanche des Siths" ne décroche qu'une nomination, catégorie maquillage, et se fait griller sur les meilleurs effets spéciaux, où s'affronteront "Le Monde de Narnia", "King Kong" et "La Guerre des mondes".

Ang Lee, déjà récompensé par la Directors Guild of America, est le grand favori côté réalisateurs, juste devant George Clooney ("Good Night..."). Les autres finalistes sont Paul Haggis ("Crash"), Bennett Miller ("Capote") et Steven Spielberg ("Munich"). Et c'est la première fois depuis 1981 que les cinq mêmes films sont finalistes à la fois comme meilleur film et pour le meilleur réalisateur.

Egalement très en vue pour cette 78e cérémonie, Clooney est trois fois finaliste personnellement: pour son second rôle et ses quelques kilos en trop en agent de la CIA dans "Syriana", et deux fois (meilleur réalisateur et coscénariste) pour "Good Night, and Good Luck". Sans compter les autres nominations de son film...

Du côté des acteurs, Philip Seymour Hoffman est donné favori pour son incarnation de Truman Capote, déjà récompensée aux Golden Globes. Outre le cow-boy Ledger, les autres sont Joaquin Phoenix devenu le folk-rocker Johnny Cash ("Walk the Line"), Terrence Howard en voyou transformé par la grâce du rap ("Hustle & Flow") et David Strathairn en Ed Murrow ("Good Night, and Good Luck").

L'Oscar de la meilleure actrice devrait se résumer à un duel. D'un côté, Felicity Huffman, dans un de ces rôles-performance qui impressionnent toujours les jurés, celui d'un homme qui va subir une opération pour devenir femme ("Transamerica"). Face à elle, Reese Witherspoon, incarnant la chanteuse June Carter et future épouse de Johnny Cash.

Les autres finalistes sont Judi Dench dans le rôle-titre de "Mme Henderson présente", Keira Knightley, la très romantique héroJine de la nouvelle adaptation d'"Orgueil et Préjugés" de Jane Austen, et enfin Charlize Theron qui, dans "North Country", lutte contre le harcèlement sexuel dans le dur milieu de la mine.

Le film français "Joyeux Noel", de Christian Carion, l'histoire vraie d'une trêve de Noel sur le front pendant la guerre de 1914, est finaliste dans la catégorie du meilleur film étranger, tout comme "Paradise Now", sur des aspirants kamikazes palestiniens. Le film québécois "C.R.A.Z.Y.", de Jean-Marc Vallée, qui était la proposition canadienne pour cette catégorie, n'a finalement pas été retenu.

"La Marche de l'empereur", film animalier de Luc Jacquet et plus gros succès français outre-Atlantique, est par ailleurs finaliste dans la catégorie documentaire.

Lors de la cérémonie au Kodak Theater de Los Angeles, le cinéaste Robert Altman, cinq fois finaliste dans la catégorie du meilleur réalisateur mais jamais récompensé, recevra une statuette honorant l'ensemble de sa carrière, qui inclut des films tels que "M-A-S-H", "Nashville", "The Player" ou "Gosford Park".

 

Oscars 2006: Les controverses suscitées au fil des ans
AgenceNews
Le 3 mars 2006 - 17:18

La présence du favori Brokeback Mountain dans la sélection finale en vue du gala des oscars de dimanche soir a soulevé l’indignation de la droite chrétienne américaine. La thématique polémique de l’homosexualité abordée dans ce long-métrage enflamme actuellement plusieurs communautés religieuses, qui ont jusqu’à adressé une lettre de protestation à l’Académie du cinéma. Celles-ci soutiennent que Brokeback Mountain utilise « la symbolique de l'homme américain – le cowboy -- pour promouvoir le thème de l'homosexualité. Ce qui est offensant pour une grande majorité d'Américains».

Dans l’histoire des oscars, cette controverse ne constitue toutefois pas un cas isolé D’autres œuvres ont fait couler beaucoup d’encre en s’attirant les foudres de divers milieux lors des précédentes cuvées des oscars.

L’an dernier seulement, Munich, de Steven Spielberg, et Paradise Now, d’Hany Abu-Assad ont déclanché une controverse en osant réfléchir sur le très complexe conflit israélo-palestinien. Des groupes pro-sionistes et pro-israéliens ont même fait pression auprès de l’Académie pour que Paradise Now soit retiré de la catégorie « meilleur film étranger ».

Au fil des ans, la soirée des oscars a elle aussi été le théâtre d’allocutions gênantes. Les déclarations orageuses ont plombé l’ambiance festive de certains galas. Le discours prononcé par Michael Moore, par exemple, lors de la victoire de Bowling for Columbine, a été autant hué qu’applaudi.

À la veille d’un grand rendez-vous mondain, dont l’enjeu nous interpelle particulièrement, nous vous proposons donc un retour dans le temps basé sur certaines polémiques générées au sein de l’Académie.

Bonne lecture, et bon gala!


1951

A Streetcar Named Desire

Son contenu jugé dérangeant a donné du fil à retordre au comité de censure hollywoodien.

1952

High Noon

Son auteur, Carl Foreman, suspecté de sympathie communiste
1956

Around the World in 80 Days

Les auteurs James Poe et John Farrow furent crédités pour leur travail à la suite des pressions du syndicat des auteurs américains.

1957

The Bridge on the River Kwai

Mis à l’index par le sénateur Joseph McCarthy en pleine campagne hystérique contre les Communistes, l’auteur Carl Foreman signa le scénario sous un nom d’emprunt.

1958

Separate Tables

En allant chercher son prix pour le meilleur rôle de soutien de l’année, l’actrice Wendy Hiller a questionné ce choix de l’Académie, elle qui apparaît peu à l’écran et y est pratiquement toujours vue de dos.

1962

Lolita

Contenu jugé inapproprié

Mutiny on the Bounty

La rumeur veut que sa nomination découle de pots de vin versés par MGM

1964

Dr. Strangelove

Une satire politique au contenu jugé explosif

1966

Who’s Afraid of Virginia Wolf

Thématique et langage controversés

1967

Guess who’s coming to dinner

Relation interraciale controversée

1969

Midnight Cowboy

Film au contenu classé X primé de l’oscar du meilleur long-métrage

Anne of the Thousand Days

L’opération charme de Universal. Les gens de l’industrie accueillis au champagne et au filet mignon aux projections privées.

1970

L’acteur George C. Scott, sélectionné pour l’Oscar de la meilleure performance masculine, boycott l’événement en raison de la piètre qualité de la cuvée. L’absence quasi-totale de Little Big Man est, selon-lui, inexplicable.

1971

A Clockwork Orange

Contenu violent, film classé X

1972

La star Marlon Brando brille par son absence à la soirée des oscars. Il envoie plutôt une actrice prétendument de nationalité Amérindienne, Sacheen Littlefeather, accepte en son nom un trophée pour The GodFather.

1974

Un quidam interrompt la cérémonie en traversant la scène flambant nu

1975

Hearts and Minds

En allant chercher l’Oscar du meilleur documentaire, Bert Schneider prononce un discours controversé hué par la foule.

1977

Paddy Chayefsky réplique à la lauréate Vanessa Redgrave en lui rappelant que la soirée ne doit pas servir de tribune à de la propagande politique. Redgrave venait de livrer un plaidoyer en faveur des Palestiniens.

1979

Opposé à la présence de Justin Henry (Kramer vs Kramer) dans la sélection finale, Melvyn Douglas refuse l’Oscar du meilleur rôle de soutien.

1986

Paul Newman boude la cérémonie, jugeant inappropriée sa présence dans la catégorie « meilleur acteur » pour le film The Color of Money

1989

Disney se retrouve dans l’eau chaude pour avoir exploité de manière éhontée
l’image de Blanche-Neige en ouverture du gala des Oscars

1992

Des dizaines d’acteurs offrent un support symbolique aux membres de la communauté homosexuelle vivant avec le VIH, en portant aux Oscars le ruban rouge emblème de la lutte contre le sida. Pendant ce temps, à l’extérieur de l’auditorium, plusieurs homosexuels manifestent contre l’image réductrice de l’homosexuel véhiculée dans les films JFK et Silence of the Lam, alors sélectionnés.

A Place in the World

Sélectionné dans la catégorie meilleur film étranger, A Place in the World voit sa candidature retirée après que l’Académie eût découvert qu’il représentait le pays de l’épouse du cinéaste (l’Uruguay) plutôt que celui de son auteur,
Adolfo Aristarain (Argentine).

1994

Hoop Dreams

Son absence de la catégorie meilleur documentaire suscite un tollé chez les journalistes

1998

Shakespeare in Love

La rumeur soutient que sa nomination est le résultat d’une campagne de promotion déloyale de la part de Miramax

L’hommage au cinéaste Elia Kazan ne fait pas l’unanimité. Plusieurs artisans lui en veulent toujours d’avoir joué les délateurs dans la «Chasse aux sorcières» communistes.

1999

Le contenu de la chanson Blame Canada, tirée du film "South Park: Bigger, Longer, and Uncut, pose problème.

2002

Bowling For Columbine

En allant chercher son prix pour le meilleur long-métrage documentaire, le cinéaste Michael Moore lance une charge contre le président américain George W. Bush

The Pianist

La présence du réalisateur Roman Polanski au tableau des citations indigne des militants pour les droits des enfants. Polanski a fui les États-Unis pour échapper à une peine d’emprisonnement pour relation sexuelle sur une mineure.

2004

The Passion of the Christ

Le contenu suscite remous et controverses

Fahrenheit 9/11

Un ton pamphlétaire mal accueilli par certains

2005

Brokeback Mountain

Le thème de l’homosexualité agace la droite religieuse américaine

Paradise Now

Son contenu et sa provenance soulèvent des questionnements. Plusieurs réfutent le terme "Palestine" comme origine d'un film palestinien.

Munich

Son contenu politique fait couler beaucoup d’encre


The Digital Collegian - Published independently by students at Penn State ARTS
[ Thursday, March 2, 2006 ]
Red carpet rolls out for 78th Annual Oscars

Collegian Staff Writer

Best Motion Picture of the Year nominees:

Brokeback Mountain; Capote; Crash; Good Night and Good Luck; Munich

 

Kathryn's picks

Should win: Crash. Hands down. This film has a stellar cast, script, direction and concept. Not only should Crash be rewarded for tackling the thorny issue of race without preaching, but the statements are backed up with a brilliant story line.

Will win: Brokeback Mountain. This was the movie with the buzz and controversy Hollywood loves. Brokeback has consistently been rewarded with top honors, and the streak will continue.

Paul's picks

Should and will win: Brokeback Mountain. Didn't see Capote, although I'm sure it's fantastic. Good Night and Good Luck put style way too far above substance given its subject matter. If you stripped Munich of its 10 minutes of politics, what you're left with could've been a Vin Diesel movie. Crash made some excellent points about race relations in this country, and then beat you over the head with them. Brokeback Mountain was one of the most tender, most compelling and most real love stories put to film in ages, and all the controversy and bad jokes aside, it positively towered over every other movie this year.

Nicole's picks

Should win: Crash is refreshing in that it exposes the slightly tabooed topic of underlying racism that exists in the form of assumptions and stereotypes. The movie focuses on all entities of society and how they are making progress toward the elimination of prejudices.

Will win: Munich is more than a film about the 1972 Olympic Games; it also lends a different and controversial view about terrorism. At first, it is a film about secretive revenge, but the concluding point, which can be applied today, states that attempting to eradicate terrorism can often lead to pointless violence.

Achievement in Directing nominees:

Ang Lee, Brokeback Mountain; Bennett Miller, Capote; Paul Haggis, Crash; George Clooney, Good Night and Good Luck; Steven Spielberg, Munich

Kathryn's picks

Should win: Spielberg. Munich was a masterpiece in directing, and his trademark combination of large-scale epic scenes and quiet, intense close shots should take the prize.

Will win: Lee for Brokeback Mountain. Hollywood is practically coming up with new awards to give this man.

Paul's picks

Should win: I have my problems with the heavy-handed Crash, but props go to Haggis for making it an immensely watchable message-movie.

Will win: Lee. This is Brokeback's year, and Mr. Lee -- who can lose this award only if the Academy is still as mad about Hulk as I am -- was the man at the helm.

Nicole's Picks

Should win: Stephen Gaghan gets kudos for writing and directing Syriana, which is political and an all-together timely release. Gaghan must have known that although Syriana is about oil, oil is about everything.

Will win: Spielberg found the material of Munich to be so sensitive that it was completely kept quiet until its release. With his vast experience in directing and influence in Hollywood, he is a top contender for this nomination.

Best Performance by an Actress nominees:

Judi Dench, Mrs. Henderson Presents; Felicity Huffman, Transamerica; Keira Knightley, Pride and Prejudice; Charlize Theron, North Country; Reese Witherspoon, Walk the Line

 

Kathryn's picks

Should win: Huffman consistently delivers in whatever project she tackles. Transamerica is a risky independent film no other A-lister would touch, and Huffman threw herself into the role.

Will win: It's going to be a toss-up between Huffman and Witherspoon. I think Huffman will squeak by with a win, helped by her years in the industry and the clout of her husband, William H. Macy, with Oscar voters.

Paul's picks

Should win: Probably Huffman, because unlike Hilary Swank, she's really not all that believable as a man in real life.

Will win: Witherspoon, who deserves the award just as much as Ms. Huffman for her heartbreaking, career-high role as beleaguered wife June Carter Cash.

Nicole's Picks

Should win: Theron in North Country is repeatedly sexually harassed at her predominantly male coal mining workplace. She proves to be more than a weepy-eyed lead and takes a stand that will inspire anyone who watches.

Will win: Desperate housewife Huffman will get attention for transforming herself from a beautiful woman to portraying a transgender struggling to discover a true identity in Transamerica.

Best Performance by an Actor nominees:

Philip Seymour Hoffman, Capote; Terrence Howard, Hustle and Flow; Heath Ledger, Brokeback Mountain; Joaquin Phoenix, Walk the Line; David Strathairn, Good Night and Good Luck

Kathryn's picks

Should win: Hoffman is a master actor. He's rarely recognized by mainstream America, partially because of his complete physical and behavioral transformations for every role he plays.

Will win: Hoffman has been cleaning up at nearly every awards ceremony. Ledger will give him a run for his money, but I'll bet on Hoffman.

Paul's picks

Should win: Ledger. Dude was in 10 Things I Hate About You not that long ago, and now this. Talk about your turnarounds.

Will win: Hoffman, he's been fantastic in virtually everything he's ever been in, and apparently managed to top himself with Capote.

Nicole's Picks

Should win: Phoenix transforms into Johnny Cash, like Jamie Foxx transformed himself in Ray. The actor flawlessly portrays a battle with a drug addiction, a Cash-like demeanor and a singing voice to give a stellar performance.

Will win: Ledger's character in Brokeback Mountain was taught to hate homosexuality and, therefore, disregard his feelings. But by the time Ledger's emotions for his fellow cowboy evolve from a strong bond to love, the viewer forgets all the controversy surrounding this movie.

Best Performance by an Actress in a Supporting Role nominees:

Amy Adams, Junebug; Catherine Keener, Capote; Frances McDormand, North Country; Rachel Weisz, The Constant Gardener; Michelle Williams, Brokeback Mountain

 

Kathryn's picks

Should win: Weisz and Williams both earned this award for their roles. Both actresses branched out from earlier, fluffier work.

Will win: This is one of the tightest races, but Weisz will win for her work in The Constant Gardener.

Paul's picks

Should and will win: I have to confess I've only seen one of these movies, and Williams wasn't nearly as good in Brokeback as she was as the recovering harlot in Dawson's Creek. And I like Keener, and I love that she plays Harper Lee, and since this one seems to be anybody's race, I'll go for her.

Nicole's Picks

Should win: When Williams becomes aware of her husband's affair with another man, her emotional distress is painted all over the screen. She proves she is light years from Dawson's Creek as she hides her torn feelings for years, which results in a climactic explosion of emotion that only a talented actress could execute.

Will win: Keener plays Capote's childhood friend Harper Lee. She held her own with the rest of the accomplished cast and a previous nomination for best supporting actress in Being John Malkovich won't hurt her either.

Best Performance by an Actor in a Supporting Role nominees:

George Clooney, Syriana; Matt Dillon, Crash; Paul Giamatti, Cinderella Man; Jake Gyllenhaal, Brokeback Mountain; William Hurt, A History of Violence

 

Kathryn's picks

Should win: Dillon brought humanity to the difficult role of a racist cop in Crash and should be rewarded for portraying that tough balance.

Will win: Like it or not, this is Clooney's year, and though he's nominated in several categories, he will most likely win this one for Syriana.

Paul's picks

Should win: Were I on the Academy, I'd put in for Giamatti as a protest vote after being shut out last year for Sideways.

But Hurt's all-too-brief turn as a charismatic mob boss was the icing on A History of Violence's mind-bending layer cake.

Will win: Dillon, because they've gotta give Crash something.

Nicole's picks

Should win: Dillon is an arrogant, racist cop who, in my opinion, gave the strongest performance in Crash.

In the beginning of the film, he seems vile and hateful, but by the end, the plot takes a different turn in which Dillon's character is faced saving the same woman who he originally racially stereotyped.

Will win: Gyllenhaal, in Brokeback Mountain, is a cowboy in love with a fellow rancher. He proves himself a talented actor by changing even little mannerisms to portray his love.

Publié dans Oscars

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