Spielberg sur le Net

Publié le par David CASTEL



BUTINAGE

A l'occasion de la sortie en salle du dernier film de Steven Spielberg, Munich, découvrez une sélection de sites autour de l'oeuvre du cinéaste.

En 1999, la revue américaine Time, saluant la popularité de son oeuvre, comptait Steven Spielberg parmi les cent artistes les plus importants du siècle. « Les premiers films de Spielberg ont été réalisés à une époque où les cinéastes régnaient en maîtres à Hollywood, et ses derniers films l’ont été à une époque où le marketing contrôle l'industrie », écrit le critique de cinéma Robert Ebert.
Lire la suite du portrait (en anglais)

A réalisateur populaire, fans en pagaille. Parmi la foule de sites que les admirateurs consacrent à leur idole, voici notre préféré, celui de David Humbert. Dans cette mine d’informations aussi anecdotiques qu’essentielles, on trouve partitions des bandes originales, bandes-annonces en vidéo, analyses et critiques de la presse internationale et la liste des films où Spielberg apparaît à l'écran, de Austin Powers in Goldmember aux Gremlins.
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Saviez-vous que François Truffaut avait joué le rôle d’un savant français dans Rencontres du troisième type en 1977 ? Quelques années plus tard, il raconte cette aventure dans la préface d’un livre consacré à Spielberg (1). Arrivé sur le lieu du tournage, en Alabama, Truffaut est à la fois impressionné et découragé par la grandeur des travaux : « En plein été, nous étions deux cent cinquante personnes venant de Los Angeles, travaillant douze heures par jour dans un immense hangar sans air conditionné ».
Six mois plus tard, Spielberg demande à Truffaut de le rejoindre en Inde pour tourner des scènes supplémentaires. Truffaut croit à une supercherie mais s’y plie. « Je me suis habitué, dira-t-il à Spielberg, à l'idée qu'il n'y aura jamais un film intitulé Close Encounters (Rencontres du troisième type, en français) mais que vous êtes un type qui fait croire qu'il tourne un film et qui réussit à grouper beaucoup de gens autour de sa caméra pour accréditer cette immense blague. Je suis content de faire partie de cette blague et je suis prêt à vous rejoindre de temps à autre n'importe où dans le monde pour "faire semblant" de tourner un film avec vous ».
Lire la préface

Dans les génériques de ses films, Spielberg s'amuse à tordre les logos des grands studios hollywoodiens. Dès 1982, dans E.T. l'extra-terrestre, le logo d’Universal est lancé à l’envers. Vingt ans plus tard, dans Minority Report, celui de la Century Fox apparaît sous l’eau.
Voir la liste des films qui jouent du détournement de logos

Voir le site "Lost and Found" qui retrace l’histoire de grandes compagnies de cinéma, de 1953 à nos jours (en anglais)

En 1971, alors que Spielberg n’a que 25 ans, il réalise Duel, l’ahurissante histoire d’une course poursuite entre un homme et un camion-citerne. Ce film, initialement tourné pour la télévision, est d’une efficacité diabolique : aucune intrigue secondaire, le suspense tient à la seule route d’un citoyen ordinaire au volant d’une voiture toute aussi ordinaire, menacé de mort par un poids-lourds fantôme.
Lire l’analyse détaillée du film sur "Libre savoir", un site de partage de connaissances

Certains critiques se plaisent à voir en Spielberg deux hommes : le premier, attaché à l’enfance par une sorte de syndrome Peter Pan (E.T. l'extra-terrestre, Jurassic Park, Hook) ; et le second, captivé par les drames de notre siècle (La Couleur pourpre, sur l'oppression des minorités, L’Empire du soleil, sur les suites de Pearl Harbor, Il faut sauver le soldat Ryan, sur les GI tombés en Normandie). Représenter les crimes nazis sous forme d’une fiction, telle était la gageure de La Liste de Schindler, que Spielberg a réalisé en 1993. Par ailleurs, il a crée une association, "Survivors of the Shoah", qui recueille les témoignages des derniers survivants dans le monde entier.
Voir les témoignages en vidéo sur le site

Lors de la parution du DVD de E.T. l'extraterrestre, en 2002, le film n’est plus tout à fait le même qu’en 1982, date de sa sortie originelle. Spielberg a en effet modifié, grâce au numérique, certains éléments : les revolvers que tenaient les policiers fédéraux ont disparu, remplacés par d'inoffensifs talkies-walkies, et l’extra-terrestre a subi un petit lifting digital. La modification de la version initiale a suscité une vive controverse auprès des fans de la première heure.
La série animée South Park a même fait un épisode parodique sur le sujet, dans lequel Stan, Kyle et Cartman fondent le "Club des Gens qui veulent protéger les Films de leurs Propres Créateurs". Leur but ? Empêcher George Lucas de donner le négatif des Aventuriers de l’Arche Perdue à Steven Spielberg.
Voir cet épisode de la saison 6 (Cliquez sur 609)

Spielberg réalise des films, et Spielberg en produit aussi. Ceux de son ami réalisateur Robert Zemeckis par exemple, qui orchestra en 1987 un ovni cinématographique, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? "Un homme, une femme et un lapin emmêlés dans une drôle de salade", résume l’affiche du film. Une salade dans laquelle les toons - personnages de dessin animé - ne craignent que deux choses : mourir de rire et toucher la "trempette", cette sauce verte qui dissout les toons. Hilarant !
A l’époque, un jeu vidéo était sorti. Il n’existe plus aujourd’hui sauf sur le site "Lost Treasures" qui met à disposition des nostalgiques les jeux de leur enfance.
Télécharger Roger Rabbit, le jeu pour PC

Féru d’agents secrets, Spielberg aurait aimé réaliser un James Bond, mais n’étant pas de nationalité britannique, il lui fut impossible d’obtenir l’autorisation de la société de production détentrice des droits, EON Productions. Avec son acolyte George Lucas, il créa alors son propre personnage, un aventurier qui fera lui aussi l’objet d’une saga cinématographique : Indiana Jones, dont le nom serait issu de celui du chien de Lucas, Indiana.
Devenu culte, le héros a inspiré des réalisations étonnantes aux fans du monde entier : des films tournés avec les moyens du bord et visibles en ligne, des planches de BD, des romans sur la suite des aventures d’Indiana, des morceaux de musique, etc, pour que "l’aventure continue... sur le bureau de votre ordinateur".
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Une longue liste de produits dérivés (figurines, jeux, séries télé, etc) exploite la figure du célèbre archéologue. Parmi eux, le jeu vidéo Le Tombeau de l’empereur n’a pas fait l’unanimité, mais on peut toujours y jouer en attendant la sortie en salles du quatrième volet des aventures de M. Jones.
Voir le site du jeu vidéo Le Tombeau de l’empereur

Télécharger la version de démonstration

Loin des grands studios officiels, un fan s’est amusé, grâce à ses connaissances en informatique, à créer un petit jeu autour de son héros Indiana Jones.
Voir son site et télécharger son module


Alice Antheaume

Publié dans SpielBerg

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