Munich signé Spielberg

Publié le par David CASTEL


Avec Munich, Spielberg aborde un autre sujet épineux, celui des attentats qui ensanglantèrent les Jeux olympiques de Munich en 1972 et au cours desquels onze athlètes israéliens trouvèrent la mort



Munich signé Spielberg
Traitant l'action du commando palestinien Septembre noir dès la traumatisante scène d'introduction (où images d'archives et reconstitution se télescopent), il aborde ensuite très rapidement le coeur de l'intrigue, à savoir la vengeance d'Israël orchestrée par le Premier ministre Golda Meir et le Mossad.
Une vendetta qui va conduire cinq agents israéliens à travers le monde à la recherche des coupables, et les entraîner dans une spirale de la violence irrépressible.
Cette transmission de la violence et la notion de communication pervertie qu'elle induit constituent le coeur du film et permettent à Spielberg de livrer un constat déchirant et très pessimiste sur les relations géopolitiques du monde actuel, qui abîment irrémédiablement les âmes des individus.

Mais là encore, l'incompréhension subsiste : déjà victime de menaces de mort durant le tournage, Spielberg s'est vu cloué au pilori ces dernières semaines par une partie de l'intelligentsia internationale. L'écrivain Jack Engelhard l'a notamment traité de «rat» et d'«ennemi d'Israël» tandis que certains journalistes l'ont carrément accusé d'antisémitisme.

IM

Publié dans Critiques film France

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