Le plus profond des films de Spielberg

Publié le par David CASTEL

Munich
en version française : Munich v.f.
 
   v.o.: horaire
 v.f.: horaire
 
(États-Unis, 2005) Avec Eric Bana, Daniel Craig, Ciarán Hinds, Mathieu Kassovitz. Réalisé par Steven Spielberg (Jaws, War of the Worlds). Catégorie : Drame. Durée : 2h43. Classement : 13 ans et +
 
Description du film :
Les Jeux olympiques de Munich ont connu une bien sombre page liée au mouvement terroriste Septembre noir. Deux athlètes israéliens furent exterminés et leurs pairs pris en otage, puis abattus peu de temps après. Cinq hommes entreprennent alors de mettre la main sur ces dangereux terroristes, dans la discrétion la plus totale.
 
Critique de VOIR :
La loi du talion
Contrairement aux autres films historiques de Steven Spielberg (Schindler's List, Amistad, Saving Private Ryan), Munich évoque un fait relativement récent dont les répercussions se font sentir encore aujourd'hui, puisqu'...
 
 



Vous avez vu ce film?
écrivez votre commentaire!

et gagnez des jetons
Appréciation des membres : (35 membres)

Le plus profond des films de Spielberg votez pour ce commentaire
 
Avec ce dernier film de Spielberg, c'en est fini des univers manichéens où la part du bien et du mal se départage avec le fil à couper le beurre. Nous sommes dans l'univers trouble des politiques souterraines des États, politiques qui sont d'autant plus opaques qu'elles sont le fait d'États dont l'existence actuelle ou espérée repose sur des activités terroristes, car telles sont bien les réalités qui ont marqué et qui marquent encore de leur sceau l'existence de ces États, soit Israël d'une part et la Palestine d'autre part. C'est ce fondement de violence que questionne ce film quand il montre les culs-de-sac auxquels mènent les actions terroristes, celles-ci étant destinées à s'entretenir les unes et les autres comme si elles suivaient parfaitement la logique dialectique des contraires. Ce cheminement philosophique absurde, Spielberg le montre dès le début du film par le biais d'une diccussion philosophique dans un groupe politique undergroud et ensuite, par l'entremise des multiples réseaux d'agents plus ou moins secrets qui entretiennent la présence tentaculaire de ces oppositions qui les détruisent un à un.

Le réalisateur s'écarte donc des visions primaires de bon nombre de films qui attaquent des sujets politiques en nous montrant tous les rebondissements souvent inusités dont sont capables ceux qui sont mêlés à des activités politiques meurtrières, pour leur compte ou pour celui des États. Opposant une vision profondément humaniste à ces dérives politiques, Spielberg nous montre des héros défaits dans leur conscience, isolés et même à la limite, étant devenus gênants pour l'État qui les emploie. En somme, ce n'est pas seulement dans leur intégrité morale qu'ils en sortent perdants, mais même dans leur intégrité physique qu'ils deviennent menacés de la part de ceux-là même qui les emploient.

Du meilleur Spielberg que ce film.

Marc Audet  Internaute dans les 10 meilleurs contributeurs de Voir.ca
{10 votes}
15 janvier 2006

un regard détaché votez pour ce commentaire
 
Steven Spielberg courait après les droits du livre 'Vengeance' depuis si longtemps, ce qu'il allait en résulter ne pouvait que d'être d'un grade supérieur. Munich est un de ces bijoux de cinématographie regorgeant d'innovations techniques subtiles (mouvements de caméras extravagants à l'intérieur d'une auto) et d'hommage directs à d'autres réalisateurs (des plans-séquences à la Depalma) mais qui s'essouffle en tentant de transmettre constamment au spectateur une dose d'émotion pesante, ralentissant un montage serré et entrecoupant l'intrigue afin d'accentuer la sensation de dégoût durant le climax final quasi-insupportable. Un autre réalisateur se serait sans doute fait couper au montage mais Spielberg savait que la puissance de ce film résidait dans sa longueur et qu'il était probablement le seul à Hollywood à pouvoir se permettre une finale aussi désarmante, avec des centaines de situations non-résolues et des personnages dans le bourbier ayant perdu leur âme.

Spielberg a toutefois su conserver son sens de l'humour et parvient à détendre l'atmosphère en particulier grâce à la scène ou deux hommes d'origine différentes changent le poste de radio à tour de rôle avant de se confronter, se regarder, et finir par s'entendre sur un entre-deux et de réaliser un compromis. Cette scène à elle seule résume la principale utilité de la politique, sans toutefois sombrer dans la parodie en montrant celui qui tente de tourner l'antenne sur le toit ou celui qui joue du bongo dans son coin.

La garde-robe, les coupes de cheveux et les montures de lunettes sont adaptés à la perfection à l'époque pas si lointaine des années 70 et renforcent le réalisme d'une histoire qu'on sait vraie à l'avance. Un film avec un coeur, où les activités familiales et criminelles se côtoient, jouant sur tous les tableaux. À regarder avec un regard très objectif, en ce sens que les protagonistes n'ont pas plus raison que leurs antagonistes, et qu'il ne faut pas

s'attendre à un punch final renversant.

Victor Dechêne
{5 votes}
15 janvier 2006

Pauvre humanité ! votez pour ce commentaire
 
Le mérite du dernier Spielberg est sans doute de nous montrer à quel point répondre à la violence par la violence peut s'avérer destructeur, dangereux, mais surtout vain. Pauvre humanité, pauvres nations en guerre, qui à chercher qui de l'oeuf ou de la poule a provoqué ces affrontements interminables, mettent notre terre à feu et à sang, signent la mise à mort d'innocentes victimes et justifient leur actes par la loi du talion. Parce qu'il sensibilise les nord américains trop souvent portés à juger de conflit dont il ne comprennent rien, ce film est une réussite et devait être réalisé. Les acteurs sont excellents, la réalisation sans faille, et les images, bouleversantes.

Lou Andréas Salomé
{7 votes}
14 janvier 2006

L'enfer est pavé de bonnes intentions. votez pour ce commentaire
 
De tous les temps, l'homme a souffert des affres de la guerre. Et pourtant, malgré les siècles qui se terminent et s'enchaînent, il persiste à tenter de laver le sang par le sang. Le film met en évidence une forme de guerre bien actuelle, souvent plus insidieuse mais toujours aussi vaine.

Spielberg prend ainsi près de 3 heures pour conduire son personnage principal, avec le spectateur dans son sillage, vers ce constat inéluctable : La violence engendre la violence et ne cessera jamais. Il est déjà trop tard lorsqu'Avner prend conscience du fait qu'il n'est, somme toute, qu'un pion de plus sur l'échiquier. À ce moment, il n'a pas seulement perdu ses illusions. C'est sa vie, voire son âme qu'il a abandonné en chemin.



Le concept n'est ni nouveau, ni joyeux. Qui n'apprécie pas particulièrement les films de guerre et les intrigues politiques ou religieuses, risque de trouver le propos aussi long que lourd. Pour ma part, je n'ai pu m'empêcher d'y voir une certaine analogie avec la futilité et la redondance des rencontres entre Road Runner et le coyote. Heureusement, la qualité de la production aide à faire passer la pilule. L'interprétation, la réalisation, la qualité de l'image et les rebondissements du scénario contribuent à maintenir ou à raviver l'intérêt.

Je dois admettre que j'ai été touchée par la nuance et l'humanité de chacun des personnages. Ici, pas de gros méchant qui tue pour tuer. Juste des gens de bonne volonté obnubilés et aveuglés par leur quête. J'ai également été sensible au plaidoyer de ce Palestinien qui explique l'importance de posséder une terre, un chez-soi où l'on ne se sent pas étranger.

Un film qui démontre clairement comment les meilleures intentions peuvent vous conduire en enfer.

Suzanne Mongrain  Internaute dans les 10 meilleurs contributeurs de Voir.ca
{72 votes}
3 janvier 2006

Mon ami Steven votez pour ce commentaire
 
De tous les films de Steven Spielberg, Munich est le moins Spielbergien du lot. Tant par son sujet que par sa réalisation et son récit, sa violence. En voyant ce film on est sidéré par la maîtrise du sujet, de la réalisation et on ne peut s'empêcher de penser que Spielberg est complètement détaché de l'oeuvre tellement on a l'impression que le film est une ouvre en elle-même, juste une caméra omnisciente qui observe et filme ses humains qui s'entretuent et se battent pour une cause qu'ils croient juste.

C'est l'impression que l'on a dans la première moitié du film après le film revient à une formule connue où la crédibilité de l'histoire en souffre sans que le film ne perde de son éfficacité. L'histoire en souffre puisqu'après la première moitié on a l'impression que l'oeuvre devient un film de vengeance typique, un genre de The Untouchables. Alors on ne croit plus à l'aspect « basé sur une histoire vécu ».Voilà le seul bémol de ce film de presque 3 heures qui ne cesse d'être intéressant, juste et d'une beauté incroyable malgré la violence ultra présente. Dès le début du film on se sent comme si on regardait une oeuvre des années 1970, un film aussi efficace que The conversation, ou quelque chose de Lumet comme Network. J'avais eu ce sentiment avec le dernier film de Clooney mais là on est ébloui par ce retour aux films politiques,ses films qui veulent dire quelque chose. Jamais Januzs Kaminski n'a manié la caméra de façon aussi virtuose, créant de très belles images qui hantent encore longtemps après la projection, la caméra toujours sur ses personnages et utilisant le zoom de façon magistrale. Une réalisation grandiose de la part de Spielberg qui nous livre une ouvre personnelle en nous épargnant les sentiments de pacotilles dont il nous avait habitué depuis longtemps. La distribution international est impeccable de Bana à Croze en passant par Attal et Kassovitz. Seul ombre au tableau Daniel « James Bond » Craig qui semble pratiquer déjà son rôle de l'agent 007.

Sébastien Mancini  Internaute dans les 100 meilleurs contributeurs de Voir.ca
{68 votes}
29 décembre 2005

Munich, bravo Spielberg votez pour ce commentaire
 
J'allais pour accompagner mon chum. je me rappelle vaguement des événements survenus aux Jeux Olympiques de 1972, j'avais à peine 9 ans. On a beau suivre l'actualité entourant le conflit entre Israël et la Palestine mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile à comprendre.

Ce film est vraiment une belle surprise. Le rhythme est soutenu malgré son 2H45 minutes, pas de longueur. Le jeu des acteurs est excellent et que dire d'Éric Banna, superbe. Et oui, nous avons même eu droit à Marie-Josée Croze à son meilleur.

L'histoire se déroule dans plusieurs grandes villes du monde. Ce n'est pas joli, c'est la riposte d'Israël suite aux événements survenus à Munich. Le mandat, retrouver les 11 personnes ayant participé aux attentats et les tuer l'un après l'autre. Il y a cette petite équipe dont chacun à sa spécialité.

L'atmosphere est lourde et ça se sent. Une chance qu'il y a quelques passages plus drôle.

Honnêtement, j'ai adoré. Parfois on comprend les revendications des Palestiniens et on voudrait se ranger de leur côté mais en même temps on sait qu'Isaraël a aussi raison sur certaines choses. Les raisons qu'ont chacun pour justifier sa cause, aussi louables soit-elle peuvent-elles justifier tant de violence?

Mais n'est-ce pas là les événements ayant mené à la naissance du terrorisme? Oui, il y en avait avant mais pas avec une telle structure. Elle est aussi de plus en plus destructive.

J'en viens donc à la conclusion que ce conflit est complexe et c'est a se demander si un jour il y aura une solution, une vraie solution qui soit satisfaisante pour ceux qui sont impliquée. Nous nous le souhaitons sinon, ce sera un conflit sans fin. Ce film porte à réflechir et ça fait un peu peur. Un grand film et bravo à Spielberg.

Josée Tremblay
{1 vote}
16 janvier 2006

La guerre de deux mondes votez pour ce commentaire
 
Comment peut-on être sur le point de donner la vie et devenir sitôt une redoutable machine à tuer ? Au nom de la vengeance, semble-t-il. Au nom du droit à rendre le coup, de croire injustifiable le fait de ne pas répondre à l'injure. Alors, on lève le doigt, on pointe, désigne, appuie et les dominos tombent, se bousculent. L'équilibre est rompu.

Munich est un film noir éclairé par le feu nourri des armes et par l'éclat des bombes. Munich est une liste, une autre pour Spielberg. La première en était une de vie, celle-ci en est une de mort. Chaque nom devra mourir, chaque nom devra perdre le droit d'être un nom.

L'entreprise est efficace. On comprend vite que la vengeance, même si elle peut se manger froide, n'a et n'aura jamais le goût apaisant des nourritures saines. C'est, au contraire, un plat qui affame le plus assouvi des hommes. Ainsi, on y croit à cette bande de justiciers bouffeurs qui ne parviennent jamais à calmer l'appétit de tous et de chacun. C'est du bien ficelé, du jeu juste, une technique maîtrisée. Les faux pas, c'est pour les bombes ! Tout est mis en oeuvre pour que l'on colle à cette histoire qui est le fruit elle-même de l'histoire, de celle qui bégaie sans cesse la bouche pleine.

Venise Landry

15 janvier 2006

En plein ce que je pensais ! votez pour ce commentaire
 
C'est sec,dur,(émotif,quand-même,parfois)mais pratiquement fidèle, premièrement,aux documentaires que j'ai vu là-dessus,et aussi à l'adaptation du livre (avec quelques touches personelles de l'auteur,étant donné que Spielberg est ce qu'il est...)j'ai adoré !..simplement parce que j'aime l'histoire en général,mais aussi je crois que Spielberg a réalisé un grand film !..(je ne suis peut-être pas objectif là-dessus,mais je le crois tout de même...) film qui je crois fera partie des grands métrages dit de répertoire !..comme j'ai déjà dit dans un autre commentaire ,ça fracassera pas des records au box-office,mais ça restera un classique du genre (Plus dans le style "The Color Purple" que "Saving Private Ryan"...) pour finir,je crois Sincèrement qu'il faut l'écouter ,en partie,comme un documentaire si l'on veut apprécier à sa juste valeur !..ERRATUM: J'avais dit dans un commentaire précédent que "Munich" et "The Color Purple" étaient comme des "films d'auteur"...c'était juste une façon de parler !..Je sais que "Munich" est une adaptation d'un livre ainst que "The Color Purple" est une adaptation d'un Roman d'Alice Walker...toutes mes excuses !...mais c'est quand-même un film ("Munich") qui ne laissera personne indifférent !..un incontournable pour au moins les fans de Spielberg...Garanti !!

Yves Desbiens

14 janvier 2006

Munich par Steven S. votez pour ce commentaire
 
Je ne peux pas dire que je me suis précipité au cinéma voir Munich. J'ai toujours de sérieuses réticences sur les films « politiques ».

Cependant, à la sortie de la représentation, j'étais bouleversé. Spielberg semble diriger un documentaire tant la rigueur est au centre de sa démarche. On suit une équipe de tueurs mise en place par le gouvernement israélien où l'argent n'aura aucune importance. Quand il n'y aura plus d'argent, il y en aura encore. L'équipe s'y lance tête baissée avec l'impression, la certitude devrais-je dire, de sauver l'honneur de leur nation.



L'état d'âme de chaque membre de l'équipe devient l'acteur principal. Les questions morales prennent naissance et se bousculent dans la tête de chacun et deviennent un sujet important de discussion entre les membres de l'équipe. Il ne suffit que payer pour obtenir nom et adresse des leaders palestiniens ayant fomenté la prise d'otage.

Puis, subtilement, sans s'en rendre compte, le chasseur devient la proie. Le tout est enrobé d'un suspense bien mené et avec conviction.

Un film mené par un juif, tout américain qu'il soit, dont le thème est l'attentat survenu à Munich aurait facilement pu devenir un plaidoyer sur le bien fondé de la réaction du gouvernement israélien et le droit à la vengeance des opprimés.

Je n'ai pas senti de parti pris mais plutôt un exposé des événements. Il suffit de mentionner la conversation sur le besoin d'avoir une terre pour se sentir chez soi : un bijou.

La conclusion qui s'impose est qu'en se vengeant, on supprime les auteurs des actes terroristes. Mais ils seront remplacés par pire.

Un film qui force la réflexion chez le spectateur. Mais à la lumière de la réaction du représentant du gouvernement israélien à la fin du film, il semble que cette conclusion n'a aucune importance. Il y en aura toujours qui tomberont dans le panneau de devenir le héros de sa nation.et ils seront manipulés par ses dirigeants.

Claude Jacques
{6 votes}
12 janvier 2006

votez pour ce commentaire
 
Après avoir eu une subite envie defaire un petit roupillon, j'ai plutôt décidé de donner une chance au reste du film Munich de Steven Spielberg.

Mal m'en prit!!

Je m'attendais à un film de jeux olympiques.

J'ai plutôt eu droit à un film de terrorisme.

Steven veut nous faire croire à quel point les israéliens ne sont seulement que de "pôvres petites victimes" dans cette histoire et qu'elle répond au geste palestinien parce qu'il n'ont pas le choix alors que c'est tout autant du terrorisme.

Il nous montre les palestiniens comme s'ils étaient vraiment imbéciles et que les israéliens sont les héros alors qu'ils n'y a ni bon ni méchant dans une guerre comme celle-ci.

Il n'y a que des gens qui souffrent.

Il est par contre très interessant de voir à quel point plus les hommes tuent, plus ils y prennent gout.

Mais pas interessant au point de perdre 2 heures de sa vie.

Je ne conseillerai à personne d'aller voir un film aussi violent mais ausi avec un parti pris évident dans un conflit que personne ne vient à bout de régler depuis de nombreuses années.

Spielberg devrait rester dans ce qu'il sait bien faire et laisser les causes sociales à d'autres...

Andréane Lavoie
{2 votes}
12 janvier 2006

Vengeance à quel prix... votez pour ce commentaire
 
Avner (Éric Bana) est un mari fidèle, il est marié a un belle femme qui attend son enfant, dans l'histoire il devient un papa aimant il aime s'est parent et s'en souci, il est apprécié de ses pairs, il est un excellent cuisinier, il est en santé physiquement et psychologiquement et il faut l'avouer, il parait bien.

Je me suis posé la question pourquoi un homme qui a tout (ou presque) en vient à devenir un meurtrier quasi sans scrupules, et ce jusqu'a en perdre son âme pour le nom de sa cause : la vengeance.

Et la seule réponse qui me vient à l'esprit est l'endoctrinement, la religion, la patrie. Dans se film on nous montres des dirigeants qui des deux côtés ne veulent qu'une chose se venger et posséder le pouvoir sur l'autre et cela qu'importe le coût humain et monétaire.

Ce film nous montre comment, au nom de la religion et de la patrie, les deux camps écrasent tout ce qui peut se mettre sur leurs chemins et le résultat qui est toujours le meme : l'escalade de la violence, le film fini d'ailleurs sur une image de New-York et ses deux tours jumelles, pensez s'y bien.

Spielberg nous dépeint bien les 2 camps, Israël forte et intransigeante et la Palestine en manque de moyen mais déterminée à se faire reconnaitre. Je n'ai pas vu un film partisant mais plutôt un film réaliste qui nous montre à quoi mène la vengeance. Pour règler un conflis il faut négocier, dans le conflit Israëlo/Palestinien cette solution n'a, très malheureusement, pas souvent eu de place, le comprendront t'ils un jour...

En fin, plus objectivement, ce film nous dévoile aussi un brillant acteur, Éric Bana, qui rend de belle façon et avec émotion son personnage et un Speilberg en pleine possession de ses moyens. Je n'ai qu'un petit bémol j'aurais aimé avoir plus de détails sur les dessous de cette crise.

Jean Blanchard
{1 vote}
12 janvier 2006

Re-bienvenue parmi nous M. Spielberg votez pour ce commentaire
 
Soyons honnête, les derniers films de Steven Spielberg sont moyen et surtout oubliable. Des films comme Minority Report, Catch Me If You Can et War of the Worlds sont divertissants pour n'importe quel réalisateur, mais pour Steven Spielberg on demande mieux et c'est exactement cela qui nous livre avec Munich. Le film qui devrait, selon moi, résurrecter la carrière d'un des plus grands réalisateurs du cinéma américain.

J'étais très surpris de voir la façon que Spielberg a filmé Munich. Je m'attendais à un autre film typiquement oscarisé: Beaucoup trop de drame (pensez War of the Worlds), biasé et un petit peu cul-cul. Quelle surprise de voir dans le film des opinions Palestiennes dans le film! Munich a aussi trois scènes très mouvantes, peut-être les plus touchantes de l'année! C'est un sentiment que je n'ai pas senti assez souvent au courant de l'année 2005 et je dois dire que je me suis ennuyé de cette chose.

Les acteurs sont excellents, le tout mené par Eric Bana, qui était si terrible dans The Hulk qui a su rebondir dans Troy et maintenant il a monté son jeu d'un cran pour Munich. Les cinéphiles ont aussi une chance de voir le prochain James Bond, Daniel Craig, dans un rôle sérieux peut-être pour la dernière fois. Geoffry Rush (Pirates of the Caribbean) et notre chère Marie-Josée Croze. La performance que j'ai plus aimé par contre fut celle de Mathieu Kassovitz. Kassovitz que nous avons vu dans Astérix et Obélix Mission Cléopâtre et le Fabuleux destin d'Amélie Poulain et aussi le réalisateur de Gothika et Les Rivières Pourpres nous démontrent une incroyable évolution de son personnage et de son jeu.

Le scénario de Tony Kushner (Angels in America) est parfait. C'est vrai qu'on aurait pu couper quelques scènes du film adapté du livre de George Jones prénommé Vengeance, le film est puissant et nous force à raisonner. Munich est maintenant dans mon top 10 de l'année.

Anthony Narciso  Internaute dans les 100 meilleurs contributeurs de Voir.ca
{2 votes}
12 janvier 2006

Assassins votez pour ce commentaire
 
Le cinéaste, un "berg", justifie les activités illégales du Mossad. Tout le long du film on nous montre les terroristes amateurs Palestiniens commettre maladroitement les enlèvements meurtriers de Munich. Les terroristes arabes sont présentés comme des idiots. On nous montre ensuite les punitions systématiques et "intelligentes" des assassins du Mossad. La dernière scène du film nous montre les deux tours de New York, suggérant ainsi qu'il est dans l'ordre des chose de continuer d'assassiner les méchants arabes terroristes.

Ce film montre les assassins du Mossad comme des gens ayant du coeurs combatant pour leurs patrie. La réalité est que le Mossad a toujour été une organisation fondée sur la même doctrine que celle des SS-Nazi, la supériorité absolue des juifs. On sent très bien pendant tout le film que le cinéaste veut nous faire bien sentir la supériorité Israelienne.

Un film tendencieux frolant le lavage de cerveau. Au cinéphile de faire la part des choses. L'histoire s'occupera du reste, car l'histoire ne se répête elle pas toujours ? Espéront le.

Fait intéressant, il y avait dans le cinéma des Arabes qui applaudissait quand un juif sautait et des juifs qui rendait les applaudissements, rendant l'atmosphère aussi inquiétant que le film.

Pierre Tremblay
{5 votes}
10 janvier 2006

La guerre des planqués votez pour ce commentaire
 
Dans Joyeux Noël, récit longtemps caché d'une trêve survenue la veille de Noël au coeur de la Première guerre mondiale, le réalisateur Christian Carion livrait un bouleversant témoignage sur la possible fraternité entre soldats de camps ennemis. Voilà que militaires français, allemands et écossais, à l'appel d'une musique qui efface la barrière des langues et des cultures, laissaient tomber les armes pour partager leur histoire.

À la suite de la vive réaction d'un officier français qui lui reproche ce "relâchement", un lieutenant français s'élève contre les planqués, qui, dans le confort de châteaux et entre deux bonnes bouteilles, planifient la guerre sans jamais s'y mêler. Il avouera se sentir plus proche des soldats d'en face que de ceux qui le commandent.

Munich de Steven Spielberg met en scène d'autres hommes au service de planqués qui, depuis leur confortable bureau de politicien, de général ou d'homme fort des services secrets, envoient au front des agents qu'ils manipulent et dont ils nieront l'existence si les événements le leur imposent. Avner et son équipe sont-ils les pions d'une volonté géopolitique qui les dépasse? Qu'en est-il de leur vie, de celle de leur famille, des enfants à naître? Comment pourront-ils survivre à leur quête? Et surtout, à quoi servent-ils, sinon à alimenter davantage le feu qu'ils combattent?

Trop de planqués, parfois, dans un monde où les soldats se questionnent davantage sur le pourquoi d'une guerre.

Raphaël Thériault
{11 votes}
9 janvier 2006

Humain un jour, humain toujours votez pour ce commentaire
 
ce film illustre la vulnérabilité de l'homme. En effet, même s'il est tenté de venger son pays, il reste qu'un homme va craquer sous la pression un jour ou l'autre. À travers ce film, on voit le coté humain d'un terroriste. au quotidien, il passe inapercu. ce film ne tombe pas dans la facilité. Il reste le plus neutre possible. Il ne tente pas de montrer du doigt le coupable. a a travers ce conflit qui dure depuis bien longtemps, il tente de montrer comment c'est absurde de vouloir toujours se venger. il n'y aura pas de fin si cela se perpétue toujours. ce film peut se visionner à deux niveaux: le premier concernant l'action les effets spéciaux et les faits historiques et l'autre concernant la profondeur de l'homme avec ses forces, ses faiblesses et ses limites. À voir!

Cynthia Gagnon
{10 votes}
9 janvier 2006

Percutant votez pour ce commentaire
 
J'ai vu ce film hier tant attendu. J'ai découvert une tranche d'histoire aux premiers balbutiements des affrontements entre Israel et la Palestine. A l'époque des jeux olympiques de Munich en 1972 je n'était encore qu'une gamine. Je n'avais jamais entendu parler jusqu'à tout récemment de ces tristes évènements survenus en 1972. J'ai donc parfait mon éducation en voyant ce film habillement mené par Steven Spielberg.

Beaucoup de gens se plaignent que la sortie du film n'est pas appropriée en ce temps de l'année. Moi je pense qu'il faut savoir évoluer et passer outre cela. C'est certain que plus le film avance plus on se désole de se rendre compte que peut importe que les instigateurs de ces attentats bien qu'ils aient été éliminés seront vitement remplacés par des dirigeants souvent plus redoutables. La difficulté réside dans le fait que Avner habillement joué par Eric Bana et ses acolytes sont manipulés par les autorités et ne se retrouveront malheureusement que de cibles parfaites pour être éventuellement éliminés à leur tour.

Je ne pense pas qu'après avoir eu un rôle comme ceux des 5 tueurs, un être humain ne puisse encore faire partie de cette race. Ils deviennent des êtres ne pouvant plus être capable de penser avec leur coeur et leur vie du moins de ce qu'il en reste n'en est plus qu'un état de zombie. Malheureusement c'est ce que le terrorisme apporte à notre société et détruit beaucoup plus de vies que l'on pense.

Longue vie à Monsieur Spielberg pour la qualité de la recherche, de nous faire rendre compte que nous vivions dans un pays qui est plutôt serein.

De toute évidence LE FILM à voir!

Anne Picard  Internaute dans les 200 meilleurs contributeurs de Voir.ca
{5 votes}
9 janvier 2006

Un bon cru de Spielberg votez pour ce commentaire
 
J'ai bien aimé ce film de Steven Spielberg bien que je convienne qu'il ne s'agit pas ici de sa meilleure réalisation (j'ai un faible pour Shindler's List). Je m'attendais à ce qu'un film d'une durée de 2h43m soit un peu long par moments mais non, l'histoire est captivante avec une finale un peu moralisatrice mais, avouns-le, elle est la réalité de notre monde. C'est un film très dur mais qui relate bien, je crois, les événements survenus à Munich en 1972. J'ai beaucoup apprécié la justesse d'interprétation d'Eric Bana. Ses émotions et son questionnement sont très perceptibles à l'écran. Sans compter le bonheur de revoir, l'espace de quelques minutes, Marie-Josée Croze, très belle à l'écran. Un film qui ne s'adresse pas à tous les publics mais qui sera apprécié de plusieurs. Je vous le recommande.

Claudette Doré
{8 votes}
8 janvier 2006

Dur et réaliste! votez pour ce commentaire
 
L'attentat aux jeux de Munich m'avait fait connaître pour la premiere fois les actions terroristes, Septembre Noir, les Palestiniens, les Juifs, Israel. D'avoir vu à l'époque comment

ces actions avaient déstabilisés le monde en pleine période Olympique m'avait totalement renversé.

À la sortie du film j'ai eu l'impression de faire un retour dans le temps.

Spielberg réussi à raconter l'histoire sans prendre pour un ou pour l'autre, il nous démontre que la bêtise humaine peut engendrer des pertes de vies inutiles au profit du bien et du mal et des profiteurs. La conviction des hommes et des femmes pour leurs causes est bien démontrée pas le jeu puissant des acteurs. Entretenir la haine ne sera jamais la solution.

Un très bon film!

Yves Lefebvre
{6 votes}
8 janvier 2006

Munich : La crème de la crème du film historique votez pour ce commentaire
 
On ne peut visionner les films de Spielberg sans en retirer l'essence primaire de ses thèmes. C'est-à-dire la liberté. Ou plutôt le prix à payer pour l'obtenir et que, la plupart d'entre nous prennent pour acquis.

Cette fois, avec Munich, Spielberg sensibilisent les spectateurs avec son habileté de dissiper des actes parfois immoraux en centralisant le spectateur sur le pourquoi de l'acte versus l'acte en tant que tel, aussi violent soit-il.

L'histoire annoncée dans ce film relate aux répercussions des meurtres tragiques de 11 athlètes Israéliens aux olympiques de Munich (Allemagne) en 1972. Eric Bana joue le rôle de Avner, un agent de Mossad et le chef d'un groupe de 5 assassins qui sont chargés d'éliminer 11 fautifs Arabes des meurtres de Munich.

Malgré que le rythme du film semble parfois concurrencer un cliché du film d'action, Spielberg réussit a emballer les spectateurs avec son talent inébranlable de captiver l'oeil et stimuler l'esprit avec ses prises de vues variées et ses angles bien pensés sans mentionner sa capacité de capturer nos cours avec ses gros plans exceptionnels qui donnent l'impression aux spectateurs d'être côte à côte avec les acteurs.

Il est important de noter qu'on y retrouve également beaucoup de suspense à la Hitchcock (on a qu'à penser à la scène ou la petite enfant répond au téléphone qui

Publié dans Critiques film France

Commenter cet article